Le dictionnaire
Courrier des internautes
À propos de l’emploi intempestif et même maladif de la préposition sur. En ce moment, sur nos écrans, une publicité de dentifrice : « on est sur une vraie bonne nouvelle. » Ne doutons pas que cette nouveauté va être reprise à qui mieux mieux. Des tics de langage d’un présentateur de télévision et de la plupart de ses invités : « on est sur un tissu », « on est sur une couleur », « on est sur une façade » ; et toutes les émissions de cuisine nous font entendre : « on est sur un vin », « on est sur un produit bio », « il travaille sur une ferme »…, « on se retrouve sur l’émission de machinchose » (sur une chaîne, mais dans une émission), etc. Quand un(e) journaliste parlant encore correctement français se décidera-t-il (elle), à une heure de grande écoute, à ridiculiser avec humour mais efficacité ces tics de langage qui se répandent comme une épidémie grâce à la radio et à la télé et sèment le doute dans l’esprit de tous ceux qui parlaient encore correctement il y a seulement une dizaine d’années ?
Geneviève M., (15 janvier)
-issime (superlatif en)
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- Catégorie : Emplois fautifs
La formation de termes à valeur superlative à l'aide du suffixe –issime, emprunté à l'italien et, à travers lui, au latin, est à la mode.
Si Bellissime, Richissime, Élégantissime sonnent comme de plaisants italianismes, le procédé marque une inutile emphase lorsqu'on applique ce suffixe à des termes dont le sens, très fort, n'appelle pas de superlatif.
Ainsi Génialissime, Sublissime (ou sublimissime), Urgentissime sonnent tout simplement « ridiculissime ».
