Le dictionnaire
Courrier des internautes
À propos de l’emploi intempestif et même maladif de la préposition sur. En ce moment, sur nos écrans, une publicité de dentifrice : « on est sur une vraie bonne nouvelle. » Ne doutons pas que cette nouveauté va être reprise à qui mieux mieux. Des tics de langage d’un présentateur de télévision et de la plupart de ses invités : « on est sur un tissu », « on est sur une couleur », « on est sur une façade » ; et toutes les émissions de cuisine nous font entendre : « on est sur un vin », « on est sur un produit bio », « il travaille sur une ferme »…, « on se retrouve sur l’émission de machinchose » (sur une chaîne, mais dans une émission), etc. Quand un(e) journaliste parlant encore correctement français se décidera-t-il (elle), à une heure de grande écoute, à ridiculiser avec humour mais efficacité ces tics de langage qui se répandent comme une épidémie grâce à la radio et à la télé et sèment le doute dans l’esprit de tous ceux qui parlaient encore correctement il y a seulement une dizaine d’années ?
Geneviève M., (15 janvier)
Au niveau de
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- Catégorie : Emplois fautifs
Cette locution, signifiant « à la hauteur de », décrit la position dans l’espace de deux choses l’une par rapport à l’autre. Il en va ainsi dans des phrases comme : Une brèche est apparue au niveau de la ligne de flottaison, Construire une terrasse au niveau du salon, Le navire parvient au niveau de la jetée, et, figurément, Se mettre au niveau de son auditoire.
On dit
- En ce qui concerne l’horaire. Quant à l’horaire
- Pour ce qui touche au salaire
- Quant au style
On ne dit pas
- Au niveau de l’horaire
- Au niveau du salaire
- Au niveau du style
