Le dictionnaire
Courrier des internautes
:(Vous fustigez les racines anglo-saxonnes et louez les grecques et latines, mais l’anglais a aujourd’hui la même influence sur notre langue que celle qu’exerçait sur notre langue le latin au moment de l’Empire romain... Que dire aussi de ce que vous nommez les « emplois abusifs » : ils enrichissent tout autant la langue qu’ils la trahissent : c’est aussi comme cela qu’une langue évolue, par « dérivation ». Les erreurs d’aujourd’hui sont les normes de demain...
Il y a d’un côté ce qui est « grammatical » et de l’autre ce qui est « normatif ». « Je travaille sur Paris » se comprend grammaticalement, même si la norme est de dire « à Paris »... N’est-ce pas un appauvrissement que de proscrire l’emploi de « sur » ? de ne proposer qu’une seule solution quand il pourrait y en avoir deux ?
Quentin B., Paris (30 novembre)
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:) Bonjour Mesdames et Messieurs les Académiciens,
Bravo pour votre bloc-notes.
J’ai remarqué dans les wagons du métro que la R.A.T.P consacrait un (tout) petit panneau à des extraits de poésies françaises : excellente idée, qui permet aux voyageurs de petits moments d’évasion et fait échapper à la sempiternelle publicité.
L’Académie française ne pourrait-elle bénéficier de ces petits panneaux pour de courtes rubriques de « Dire, Ne pas dire », pour le plus grand bénéfice des scolaires, des étrangers et de tout un chacun ?...
Marianne M. K. (22 décembre)
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Merci, Mesdames et Messieurs,
J’ai 67 ans et n’ai malheureusement pas pu faire d’études ; malgré ce handicap, je reste intéressée par la connaissance, la découverte et l’amélioration de ma culture.
Je souhaiterais vous suggérer de proposer une émission de télévision grand public afin que notre jeunesse future et notre vieillesse passée n’aient plus les lacunes de langage et d’orthographe que nous leur connaissons.
Yvette B. (22 décembre)
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Impacter
- Détails
- Catégorie : Néologismes & anglicismes
Le substantif Impact, désignant le choc d’un projectile contre un corps, ou la trace, le trou qu’il laisse, ne peut s’employer figurément que pour évoquer un effet d’une grande violence. On ne saurait en faire un simple équivalent de « conséquence », « résultat » ou « influence ».
C’est à tort qu’on a, en s’inspirant de l’anglais, créé la forme verbale Impacter pour dire « avoir des conséquences, des effets, de l’influence sur quelque chose ».
On dit
La crise affecte l’activité économique, a des conséquences sur l’activité économique, modifie la rentabilité, touche l’opinion.
On ne dit pas
La crise impacte l’activité économique, impacte la rentabilité, impacte l’opinion.
